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Il y a cependant un invariant  commun à toutes les stratégies de traitement : la nécessité de combattre les premières réflexions efficacement. On les appelle latérales car elles viennent souvent des murs latéraux mais elles peuvent aussi venir du plafond ou du sol. On retiendra que :


 LES RÉFLEXIONS LATÉRALES : AMIES OU ENNEMIES ?

On appelle réflexions latérales les premières réflexions. Celles dont le retard par rapport au son direct est compris entre 0 et 20 ms environ (ça peut être aussi 30/40/50... en fonction des salles).

L’Initial Time Delay est le temps qui s’écoule entre le son direct et la toute première réflexion parvenant aux oreilles de l’auditeur.
















Comme on le comprend au vu du graphique ci-dessus, si le RT60 est un paramètre acoustique caractérisant la durée de l’ensemble des réflexions d’une salle, l’EDT ou Early Decay Time, caractérise la façon dont l’énergie décroît (en l’occurrence de 10 dB) juste après l’émission du son direct.
L’EDT peut être plus court que le RT60 ou identique. S’il est plus court, c’est que le niveau des premières réflexions est inférieur à ce qu’il serait avec une source omnidirectionnelle éloignée des parois de la salle. Ce qui est le cas avec une source directive (cas des enceintes acoustiques) et lorsqu’on traite les parois pour en diminuer les effets réfléchissants.


Quel est l’effet des réflexions latérales sur l’audition ? C’est à deux ingénieurs, Olive et Toole, que l’on doit l’étude synthétisée à l’aide du graphique ci-dessous.


















Prenons le cas d’une réflexion arrivant 10 mS après le son direct (axe vertical blanc) :

CONCLUSION : les réflexions sont nos amies tant que leur niveau reste limité car elles ajoutent de l’espace et de la vie. Le niveau idéal est fonction du retard entre le son direct et les réflexions.











Un autre phénomène existe dont il faut tenir compte : la combinaison particulière de deux signaux espacés de 2 ou 3 mS et dont les niveaux diffèrent de moins de 6 dB résultent en un son combiné (fusionné pour l’oreille) caractérisé par une réponse fréquentielle contenant des creux et des pics espacés très largement. Fusionné par l’oreille, le son composite ainsi créé est détimbré par rapport au son d’origine.

Ce phénomène s’amenuise lorsque les écarts de temps entre les réflexions augmentent et on peut considérer qu’au delà de 20 mS, cet effet est négligeable.


STRATÉGIE DE CORRECTION

Comme déjà évoqué, il n’y en a pas qu’une seule. Mais pour rester dans des choses simples et raisonnables sur le plan des coûts, on retiendra que :

Dans la pratique, les principes de correction sont :

  1. S’assurer que les murs latéraux soient symétriques au plan acoustique
  2. Amortir la moitié frontale de la pièce
  3. Rendre diffusante la moitié arrière de la pièce
  4. Être impitoyable avec les réflexions premières (< 10/20 mS)
  5. Maintenir les réflexions tardives dans la limite de 250/400 mS (RT 60 de 0, 3/0,4)

On remarquera que, dans le cas de pièces dédiées, les corrections évoquées peuvent être faites dans des enveloppes de coût raisonnables. Mais dans le cadre de salons de vie... Il en est tout autrement.

Que faire dans ce cas là ? Se reporter à la section relative à la correction électronique.
Les résultats obtenus sont vraiment étonnants.









Un grand merci à « Tenson » du Forum Audiosmile





































Il est essentiel de comprendre pourquoi ces deux aspects sont étroitement corrélés. Nous espérons que le contenu de cette section vous y aidera.

Faut-il distinguer les applications stéréophoniques des applications multi canal et Cinéma ?

A priori oui même si certaines recettes mis en application pour les systèmes multi canaux fonctionnent dans le cas de la stéréophonie. De fait, il y a une différence fondamentale entre ces deux domaines : en stéréophonie, l’amateur considère les réflexions comme des amies qu’il faut apprivoiser, alors que dans les applications multi-canaux en général et le cinéma en particulier, on les considère avec méfiance.

Les deux domaines ont-ils à apprendre l’un de l’autre ?

Question incongrue pour l’audiophile type qui pourtant devrait reconnaître que :

De même le cinéphile devrait reconnaître que :

L’audiophile se bat avec des moyens techniques a priori inférieurs












Pour être plus précis, nous parlerons de reproduction multi-canal (cas d’une salle de cinéma ou de la reproduction de musique enregistrée au format SACD voire un jour Blu-Ray) et de reproduction stéréophonique (2, parfois 3 voies).

En reproduction multi-canal, les ingénieurs du son tiennent à maîtriser la totalité de l’ambiance reproduite et donc des signaux diffusés par l’ensemble des canaux.

La salle de reproduction doit par suite être assez « mate » (neutre par rapport aux intentions de l’ingénieur du son).

NE PAS OUBLIER LA SYMETRIE !!!!!!!!!!!!

Ensuite faut polariser

C’est sur le traitement des murs arrière que l’on trouve le plus de divergences chez les audiophiles, certains préférant amortir, d’autre diffuser.  Un traitement type multi-canal est d’ailleurs parfaitement adapté à la situation parfois.

Il reste que la reproduction de musique en stéréophonie est très souvent associée à une intégration dans un cadre de vie normal, un salon par exemple, et c’est là que les difficultés commencent en général. Pièce asymétrique, exagérément réverbérante, zone d’écoute coincée contre le mur...toutes choses qui se liguent entre elles pour empêcher l’auditeur d’atteindre le nirvana.

Un peu de souplesse de la part du (ou de la...) décorateur (trice), un peu d’électronique et beaucoup de temps... permettent bien souvent une calibration satisfaisante et évitent une course au changement sans fin des enceintes acoustiques, des amplificateurs ou des sources, voire des câbles de liaison dont l’influence est parfaitement minime sur le résultat final comparée à celle de la pièce (Voir le « quatrième maillon »)

Que ce soit pour améliorer les résultats de vos écoutes aujourd’hui ou pour entreprendre une étude globale, digital-HiFi dispose des compétences nécessaires pour vous accompagner dans votre projet.



Stratégie de traitement acoustique d’une salle d’écoute

Traitement
acoustique
Architecture
Choix des enceintes
Stratégie
d’écoute

Rappelons que le sujet qui nous intéresse est la reproduction Audio et Audio/Vidéo de qualité en salles domestiques de dimensions moyennes (20/80 m², 250 m3).

Une approche globale de la qualité nous oblige à prendre en compte d’une part ce que l’on a appelé ailleurs la stratégie d’écoute de nos clients, très liée à leurs préférences, leur sensibilité, leur parcours audiophile, d’autre part l’acoustique du local d’écoute qui est LE paramètre grâce auquel l’esthétique sonore délivrée par les enceintes sera magnifiée ou, au contraire, complètement détériorée.




Si vos enceintes sont à 1m des murs et que votre distance d’écoute est de 3m, les premières réflexions arrivent avec un retard de l’ordre de 3 à 4 mS environ. Attention !!!

Le lieu où se produisent les premières réflexions est appelé position miroir. Traditionnellement, on amortit fortement cet endroit de la salle pour éviter les phénomènes décrits ci-contre ou on attribue aux parois une géométrie particulière pour rejeter les réflexions hors de la zone d’écoute.

Si on se focalise sur les 5 premières mS maintenant, on s’aperçoit que notre audition présente une plus forte sensibilité aux phénomènes décrits ci-dessus.

L’image retranscrite est détériorée dès que la réflexion atteint le niveau de -6 dB !

Ces réflexions devront être tenues à un niveau
inférieur à -10 dB pour ne pas être gênantes.

Stratégie
d’écoute
Traitement
acoustique
Topologie
Choix des enceintes